» Sevilla siempre
Par Luce Perez
Sevilla. Antique et fière. Capitale et joyau de sa province. Enchanteresse, elle séduit par ses merveilles artistiques et architecturales, ses férias réputées, ses intriguants barrios, ses divertissements, la convivialité de ses bars à tapas et l’intensité de sa vie nocturne. Voyage au cœur de cette cité, où tradition et modernité se mêlent de manière unique.
Sevilla est une de ces villes qui envoûte
au premier regard, aux premiers pas dans ses ruelles qui s’enchevêtrent
dans des bouquets de jaune–soleil, blanc-lys, rouge–flamenco.
Fresques, petites lettres en céramique qui portent
les noms de ses rues, enchanteurs : « SOL », «
FERIA », ou encore « PAJARITOS ». Sevilla
regorge de placettes, où flotte le doux parfum des
naranjos en fleurs et où il est délicieux de
déguster des tapas, avec les accords de guitare d’un
flamenco, ou d’accordéon d’un jazzman tzigane
en guise de fonds sonores. A Sevilla, il semble que la bonne
humeur et la joie de vivre se rencontrent à chaque
coin de rue, à chaque détour, sur chaque place.
La vie est palpable, visible, dehors. L’art de la fête,
l’ambiance y sont uniques… Le patrimoine culturel
y est sans pareil dans le Sud de l’Espagne : multitude
de musées et d’églises baroques recélant
des sculptures et architectures exceptionnelles, flamenco,
corrida, Semana Santa, Feria de Abril… à tel
point qu’aux yeux des véritables Sevillanos,
il n’est besoin de nulle autre ville au monde. Ainsi,
le poète Fernando Villalón (1881-1930) déclara–t–il
: « Le monde se divise en deux parties, Sevilla et Cádiz
». Plus catégorique, le matador Rafael Guerra
(1862-1941) exprima, après un combat à Coruña,
à l’extrême nord ouest du pays, le vœu
de rentrer chez lui le soir même. « - Mais Señor,
lui répondit–on, Sevilla est très loin.
- Sevilla est très loin ? En aucune manière.
Sevilla est là où elle doit être ! C’est
votre ville qui se trouve très loin » répliqua
Guerra.