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Fernando Alonso

» L’Alonso de l’air
par Rocco Femia

Il s’appelle comme le pilote de Formule 1, mais ce Fernando Alonso va beaucoup plus vite, beaucoup plus haut. Responsable des essais en vol de la compagnie AIRBUS, il nous fait partager sa grande fierté d’avoir travaillé à la mise au point de l’A380, el gigante volante.

 

Depuis son bureau, il regarde les avions se poser les uns après les autres sur la piste, prêts à subir son jugement. On voit atterrir un A320, des A340. Mais l’avion qu’il préfère n’est pas parmi ceux-là, on ne le verra pas sur la piste. Il est à l’abri dans le plus grand hangar d’Europe : l’A380 est bien l’aventure professionnelle la plus importante de sa vie. «¡Míralos!», me dit Alonso, en indiquant le premier A380. Lui qui est la personne qui connaît le mieux les secrets intimes de cet avion. «¡Míralos!», dit-il, avec les yeux qui brillent, pleins d’affection. «¿A que son preciosos?».
Alonso – seul Espagnol présent au premier vol de l’A380 – a commencé à travailler comme ingénieur d’essai pour Airbus il y a déjà 25 ans. Un temps fou passé dans la Ville rose au cœur du projet d’aviation civile le plus fou de l’histoire. Mais lorsqu’on veut lui rappeler l’importance de son travail, il renvoie systématiquement au travail d’équipe. «Para mí, el A380 es un sueño. He seguido el desarrollo de este avión de principio a fin. ¡Lo he visto todo! Y ahora soy el responsable –junto con mi equipo, porque éste es un gran trabajo de equipo– de su puesta a punto definitiva.»

C’est un peu sa devise : « la réussite c’est un ensemble de compromis cherchés avec l’aide et l’intelligence de chacun ». Surtout lorsque les récentes difficultés de l’avionneur européen ont fait surface. Redynamiser l’équipe et redonner des ailes à chacun de ses coéquipiers a été sa première tâche de responsable des essais au sol et en vol.
Le gigantesque immeuble de deux étages, avec un volume de 50 % supérieur à celui de son rival Boeing est devenu désormais son affaire. L’A380 c’est un peu su niño.
Mais à l’intérieur de l’avion, Fernando occupe une place à quelques mètres derrière la cabine de pilotage. Devant lui, huit grandes caméras sur lesquelles il contrôle chaque détail. Son travail en tant que directeur d’orchestre l’oblige à être en permanence en contact avec le premier violon, le pilote. «Le pediré al piloto que haga tal o cual maniobra, que se incline 30 grados hacia la izquierda, o que suba, y el piloto me dirá cómo responde el avión, si es demasiado brusco, o lento; haremos los ajustes necesarios en el aire y transmitiré la información al ordenador.»


 

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