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Personajes : Eduardo Noriega, une trajectoire internationale
propos recueillis par Brigitte Berganton
À l’occasion de la 18ème édition du Festival du Cinéma Espagnol de Nantes, nous avons rencontré le jeune et talentueux acteur originaire de Santander, Eduardo Noriega. Une rétrospective lui était consacrée.
RAICES : Comment as-tu accueilli cette rétrospective ?
Eduardo Noriega : Je suis très heureux.... J’étais un peu surpris. Je n’ai jamais pensé être l’objet d’une rétrospective si rapidement ! Et les 5 films choisis retracent bien ma carrière. De plus, j’aime beaucoup ce festival car il a commencé dans le milieu universitaire, par des colloques et des projections. Il contribue largement à faire mieux connaître le cinéma espagnol en France et à favoriser la distribution de ses films.
R. : D’où te vient ta vocation d’acteur ?
E. N. : Mon frère me dit toujours que depuis tout petit, je voulais être comédien. Mais, c’était inconscient même si j’ai commencé à faire du théâtre à l’école de Santander. Ma mère, elle, voulait que j’étudie la musique, le piano. Maintenant, j’aimerais revenir au piano, interpréter un pianiste serait pour moi l’occasion de me remettre à la musique.
R. : Comment a commencé ta collaboration avec Alejandro Amenábar ?
E. N. : J’ai eu la chance de le connaître à 19-20 ans, quand je suis arrivé à Madrid, pour prendre des cours d’art dramatique. On a fait des courts-métrages amateurs ensemble. Mais on savait qu’on voulait travailler dans le cinéma, on savait qu’on voulait en faire notre métier. Et nous avions toute l’énergie et toute l’illusion du monde pour cela. Depuis Amenábar est devenu un réalisateur très reconnu, mais on garde cette complicité, cette connexion très spéciale.
R : À quel moment ta carrière a-t-elle pris une envergure internationale ?
E. N. : Bien sûr, cela a commencé comme je l’ai dit avec Amenábar mais ensuite, j’ai travaillé avec Marcelo Pineyro en Argentine, avec Guillermo del Toro qui était déjà un réalisateur de Hollywood. Puis, il y a eu Novo en France. Plus récemment, avec Angle d’attaque (Vantage Point) c’est la première fois qu’un de mes films sort dans le monde entier en même temps. C’est la conséquence de la machinerie hollywoodienne. Pourtant, ce qui arrive aujourd’hui est la continuité de la logique de ma carrière qui a toujours été liée à l’international. Avant ce film, il y avait déjà eu Transsiberian de Brad Anderson, un film espagnol en anglais qui avait une vocation internationale.
R. : Et pour conclure, sur quel nouveau projet travailles-tu actuellement ?
E. N. : J’apprends le catalan pour tourner à Barcelone avec Marc Recha, un réalisateur très intéressant qui fait du cinéma d’auteur. J’avais déjà tourné avec lui Les Mains vides.