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Christophe Colomb

» Résurrections de Christophe Colomb, Amiral de la mer océane
Par Louise Allegro


L’homme qui a découvert l’Amérique est mort il y a cinq cent ans à Valladolid, immensément riche mais dans la solitude. L’énigme de ses origines et de sa dernière demeure persistent. Pour les retrouver, une vaste enquête génétique a été lancée depuis Grenade en Andalousie.

Tandis que les rois Catholiques parachevaient sur terre la reconquête des terres ibériques, c’est au roi du Portugal Jean II le Parfait que Christophe Colomb avait offert en 1484 ses services de marin déjà expérimenté pour rejoindre les Indes par l’Ouest. C’est à Lisbonne où il fréquentait avec passion les archives maritimes où il s’était marié, cinq ans auparavant, avec une jeune femme d’ascendance italienne Felipa Moniz Perestrello, fille d’un des découvreurs des îles Madère, que le navigateur génois avait rêvé d’égaler et même de surpasser les records des navigateurs lusitaniens qui venaient d’atteindre le cap de Bonne Espérance et d’ouvrir la route des Indes par le Sud.
Lui, prétendait, étant donné la rotondité de la terre, atteindre les Indes par l’Ouest. On sait ce qu’il en fut et que la découverte d’un Nouveau Monde allait s’en suivre sous le parrainage de la couronne castillane, sans que ni les commanditaires (la reine Isabelle et le roi Ferdinand) ni l’Amiral l’aient prévu.
Comme l’a si bien dit Hugh Thomas, Colomb est un perturbateur. Les mystères qui l’entourent commencent à sa naissance et ne s’achèvent pas avec sa mort, il y a cinq cent ans, le 20 mai 1506. On peut dire que sa conquête l’a enrichi fabuleusement lui et ses descendants (il eut deux fils : Diego et Hernando) mais qu’elle l’a également foudroyé. Quand il meurt au terme de son quatrième voyage, il est comblé par la fortune mais oublié et déconsidéré. Sa dépouille mortelle allait, elle aussi, connaître d’étranges pérégrinations entre deux continents qui accréditent les hypothèses les plus fantaisistes. Enterré dans un premier temps au couvent des franciscains de Valladolid, il fut transféré trois ans plus tard à Séville avant de naviguer jusqu’à Saint-Domingue, l’île où il avait manifesté le désir d’être enterré.



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