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Le renouveau du cinéma mexicain


Le 2ème festival international de cinéma latino-américain à Paris ne s’est pas trompé : en attribuant la Fleur Latine d’Or au très beau film Al otro lado du mexicain Gustavo Loza, son jury a confirmé la bonne santé d’un cinéma qui a connu son âge d’or de la fin des années 30 au début des années 50. La nouvelle vague mexicaine frappe fort depuis 2000 et le succès international d’Amores perros d’Alejandro González Iñarritu, récemment primé à Cannes pour son dernier film Babel. L’apparition de jeunes réalisateurs de talent sans complexes n’hésitant pas à traiter de sujets tabous dans leur pays a marqué le septième art latino-américain et planétaire. Ces dernières années, le naturaliste controversé Carlos Reygadas (Japón, Batalla en el cielo), l’audacieux Amat Escalate (Sangre), le talentueux Carlos Carrera et son Crimen del Padre Amaro, le « fantastique » Guillermo del Toro (El labirinto del fauno notamment), ou encore Francisco Vargas et son Violín – l’un des films les plus marquants de la décennie, actuellement en salle – ont prouvé que le cinéma mexicain était bien vivant malgré le manque de soutien des pouvoirs publics. Le prix remporté au célèbre festival étasunien de Sundance par le documentaire de Juan Carlos Rulfo (En el hoyo) en 2006 souligne combien les réalisateurs mexicains bénéficient d’une réputation flatteuse à l’heure actuelle tant sur le Vieux Continent que sur le Nouveau !


Chicha Tu Madre

Gianfranco Quattrini - Pérou-Argentine (2006).

Que représente pour vous ce prix du meilleur court-métrage ?
Il représente une récompense formidable pour notre travail, et donne beaucoup d’énergie pour se remettre à écrire.

Quel bilan faites-vous du tournage à La Havane ?
Chicha Tu MadreSans paternalisme ni mépris, le réalisateur péruvien Gianfranco Quattrini nous plonge dans la vie d’un pauvre diable de Lima s’essayant au tarot pour donner un sens à sa vie. Julio César, campé par Jesús Aranda – un obscur acteur de telenovela dont c’est le premier rôle au cinéma, n’a pourtant pas tous les atouts en main car son travail de chauffeur de taxi et sa malchance chronique lui jouent des tours. Football, femmes et crise économique composent le tiercé de Va te faire voir (traduction littérale du titre du film), une tragicomédie qui fait la part belle à la culture populaire. Avec ce taxi driver à la sauce péruvienne, Quattrini s’est vu attribuer en novembre dernier la Concha de Oro du meilleur acteur au festival ibéro-américain de Huelva.




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